Gregory
Bochner
PHD STUDENT


email: gregory.bochner A T ehess.fr
After a Degree in "Langues et Littératures Romanes" (Université Libre de Bruxelles, 2000-2004 ; Erasmus, 2002-2003, Università degli Studi di Roma III), a Degree in "Linguistique" (Université de Bruxelles, 2004-2006), the "Agrégation de l’Enseignement Supérieur belge" (Université Libre de Bruxelles, 2004-2005), and an MPhil in Linguistics (University of Cambridge, UK, 2006-2007), I am now working on a PhD dissertation under the joint supervision of Philippe Kreutz (Université Libre de Bruxelles) and François Recanati (Institut Jean Nicod).
My dissertation bears on the reference of names (proper names and natural kind terms, mainly), at the crossroads between semantics, pragmatics, philosophy of language, and philosophy of mind. My investigation into the mechanisms through which names refer proceeds in light of three current debates in semantics and philosophy of language:
(1) referentialism vs descriptivism
(2) externalism vs internalism
(3) minimalism vs contextualism
In other words, my aim is to find out what the content of a name is (an individual or an identifying condition), where that content is (in the mind or in the world), and how it is fixed (descriptively or not, in context or not, by individual or social facts). My ultimate ambition is to provide an account of the cognitive significance of names within a referentialist framework. The thesis I intend to defend so far is roughly that names, being themselves individuated by causal relations in the external environment, have their original referent essentially, and hence that problems of cognitive significance are largely metalinguistic, and stem primarily from an imperfect identification of names themselves in the mind. I propose to reconcile externalism about linguistic content with internalism about mental content by operating a distinction between the function of names, which would be social and external, and their psychological role in the mental life of speakers using them. Then, the social function of the name 'water' would be to refer directly to a certain substance in the outer world, H2O, even though that substance itself would never enter the thoughts of the particular subjects using the name.
Après une Licence en Langues et Littératures Romanes (Université Libre de Bruxelles, 2000-2004 ; Erasmus, 2002-2003, Università degli Studi di Roma III), une Licence en Linguistique (Université de Bruxelles, 2004-2006), l’Agrégation de l’Enseignement Supérieur belge (Université Libre de Bruxelles, 2004-2005) et un MPhil in Linguistics (University of Cambridge, UK, 2006-2007), je prépare maintenant une thèse de doctorat, dans le cadre d’une cotutelle, sous la direction conjointe de Philippe Kreutz (Université Libre de Bruxelles) et de François Recanati (Institut Jean Nicod).
Ma thèse porte sur la référence des noms (noms propres et noms d’espèces naturelles, en particulier) et se situe à la jonction entre sémantique, pragmatique, philosophie du langage et philosophie de l’esprit. J’aborde cette thématique à la lumière de trois débats actuels en sémantique et philosophie du langage :
(1) référentialisme et descriptivisme
(2) externalisme et internalisme
(3) minimalisme et contextualisme
En d’autres termes, mon objectif est de déterminer ce qui constitue le contenu d’un nom (un individu ou une condition identifiante), où se trouve ce contenu (dans l’esprit ou dans le monde), et comment ce contenu est fixé (descriptivement ou non, en contexte ou non, par des faits individuels ou sociaux). Mon ambition finale est de proposer une explication de la valeur cognitive des noms dans un cadre référentialiste. La thèse que je compte pour le moment défendre est que les noms, qui sont eux-mêmes individualisés par des relations causales dans l'environnement externe, ont leur référent originel essentiellement, et donc que les problèmes de valeur cognitive sont largement métalinguistiques, et s'expliquent d'abord et avant tout par une identification imparfaite des noms eux-mêmes dans l'esprit. Je propose de concilier un externalisme du contenu linguistique avec un internalisme du contenu mental en opérant une distinction entre la fonction des noms, qui serait sociale et externe, et leur rôle psychologique dans la vie mentale et interne des sujets qui l'emploient. Ainsi, la fonction sociale du nom 'eau' serait de référer directement à une substance du monde extérieur, H2O, bien que cette substance n'entrerait jamais elle-même dans les pensées des sujets employant le nom.
