Institut Jean Nicod

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Directeur adjoint de l'Institut Jean-Nicod

Jérôme Dokic est directeur d'études à l'EHESS et chargé d'enseignement à l'Université de Paris IV-Sorbonne. Il a obtenu sa thèse de doctorat en philosophie à l'Université de Genève, sous la direction de Kevin Mulligan (La structure dynamique des actes mentaux, 1995). Il a enseigné à l'Université de Genève, à l'Université de Neuchâtel et à l'Université de Rouen, où il a été maître de conférences de 1997 à 2003 (dont une année de délégation au CNRS). Il a passé deux ans (1993-1994 et 1996-1997) à l'Université d'Oxford (University College) en tant que chercheur du Fonds National (suisse) de la Recherche Scientifique. A l'Institut Jean-Nicod, il anime le séminaire APIC avec Joëlle Proust et Elisabeth Pacherie, et le séminaire INDEX avec François Récanati. Ses domaines de recherche sont la philosophie de l'esprit, les sciences cognitives (en particulier la théorie de la cognition située), la philosophie du langage et l'épistémologie. Il est l'auteur de plusieurs articles sur les domaines cités, d'un livre publié avec Roberto Casati (La philosophie du son, Editions Chambon) et de deux livres à paraître en 2000 (L'esprit en mouvement, Stanford et, avec Pascal Engel, Ramsey: vérité et succès, PUF; traduction anglaise Routledge, 2003). Dans ses premiers travaux, il a abordé un aspect de la théorie de la dynamique cognitive, qui concerne la question de savoir ce que veut dire "continuer à se représenter le même objet" dans un contexte dynamique de perception ou d’inférence. Il a tenté de montrer que la dynamique ne concerne pas seulement la pensée indexicale, mais toute saisie de concept, nécessairement située dans un contexte. Il pose de manière générale le problème du changement d’avis, qui ne peut pas être conçu seulement comme le remplacement d’une croyance par une autre, mais qui est une authentique relation cognitive. Un autre thème important de ses recherches concerne le rapport entre les représentations conceptuelles et l’arrière-plan préconceptuel auquel elles s’adossent. Dokic tente de montrer que la possibilité de la connaissance requiert l’existence d’états mentaux intentionnels (dirigés vers des objets) qui sont non-conceptuels parce que non-bipolaires, où un état mental est bipolaire lorsqu'il est capable d'être correct et capable d'être incorrect. Il a traité un autre aspect du problème des relations entre représentations conceptuelles et états intentionnels non-conceptuels, qui concerne les pensées partiellement inarticulées. Dokic a commencé à élaborer un argument général destiné à montrer qu’aucune pensée ne pouvait représenter explicitement tous les paramètres objectifs qui la rendent vraie ou fausse. La référence à certains d’entre eux au moins doit rester "tacite". Le thème de la réflexivité des états mentaux est également au centre de ses préoccupations théoriques. Il a exploré la réflexivité de la perception, du souvenir, de l’expérience corporelle et de l’action. Différentes formes de réflexivité ont été dégagées, s’attachant tantôt au contenu des états mentaux (dans le cas du souvenir), tantôt au mode sous lequel le contenu est présenté (dans le cas de la perception, de l’expérience corporelle et de l’action).


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