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ATRAN Scott

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Directeur de Recherche au CNRS, Professeur Adjoint de Psychologie, d’Anthropologie et de Ressources Naturelles à l’Université de Michigan.

Après avoir commencé ses études de doctorat en anthropologie sous la direction de Margaret Mead à l’Université de Columbia (New York), il a organisé un rencontre entre Jean Piaget et Noam Chomsky à Royaumont en 1974. Cela dans le but de mieux comprendre les structures universelles de la cognition humaine. Ses premières recherches en France portaient sur les rapports entre le savoir populaire universel et connaissance scientifique dans l’historie de la biologie occidentale (Fondements de l’Historie Naturelle, Bruxelles, 1986 ; Cognitive Foundations of Natural History : Towards an Anthropology of Science, Cambridge, 1990). Il menait parallèlement des recherches ethnographiques sur l’organisation sociale et sur l’historie économique des différentes communautés au Proche Orient. Depuis dix ans, il est co-directeur avec Douglas Medin du projet international sur le raisonnement et la catégorisation en biologie populaire et du projet sur les fondements cognitifs de la gestion de l’écologie humaine (Medin et Atran, Folkbiology, MIT, 1999). Ces projets, qui impliquent une coopération étroite entre chercheurs de diverses disciplines (psychologie, anthropologie, biologie, linguistique), ont engendrés des nouvelles approches expérimentales et théoriques aux problémes classiques du raisonnement, comme ceux de l’induction ou le dilemme du prisonnier (Behavioral and Brain Sciences, août 1998 ; Proceedings of the National Academy of Sciences U.S.A., juin 1999 ; Current Anthropology, juin 2002). Plus récemment, Scott Atran a entrepris des travaux sur les origines des croyances et pratiques religieuses du point de vue de l’évolution (In Gods We Trust : The Evolutionary Landscape of Religion, Oxford, 2002, "Evolution and Cognition" series). Ces recherches consistent en partie en expériences de laboratoire (surtout en ce qui concerne la « théorie de l’esprit » chez les enfants de diverses cultures, y compris les croyances qu’ils attribuent aux êtres surnaturels). Ce travail esquisse les contours d’une nouvelle approche de l’évolution et de la diversité culturelle qui évite certains pièges inhérents aux programmes adaptationistes (sociobiologie, sélection collective, mémétique, etc.). En joignant ses travaux sur le Moyen Orient et sur la religion, il pose un regard nouveau (dans Science, 7 mars 2003) sur ce qui pousse les terroristes à des actes suicidaires et plus généralement, à la gestion de l’après 11 septembre 2001. Pendant quatre mois chaque année, Atran accompagne son équipe sur le terrain au Guatemala, au Mexique et aux Etats-Unis. Son équipe réalise également une historie naturelle des Mayas des Basses Terres, y compris une grammaire référentielle et une grammaire théorique (générative), un lexique Maya-Espagnol d’histoire naturelle (biologie, nosologie, cosmologie, sylvi-agriculture), une étude des connaissances traditionnelles relatives aux termes du lexique, et une étude biologique de la flore et la faune (Atran, Lois et Ucan Ek’, Plants of the Petén Itza’ Maya, Memoirs of the University of Michigan Museums, vol. 37). Les connaissances déjà portées par ce travail ont permis l’établissement d’une réserve culturelle et biologique dans la forêt de Péten au nord du Guatemala (reconnue par UNESCO et le gouvernement de Guatemala en 1997).


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