Institut Jean Nicod

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Au cours de mon doctorat en sciences cognitives (soutenu le 24/02/2014, dir., Elisabeth Pacherie), j’ai mené plusieurs recherches à la fois expérimentales et théoriques sur la perception, la métacognition, certains états altérés de conscience et, enfin, sur la schizophrénie (Dokic & Martin 2012 ; Dokic & Martin, sous presse ; Martin, 2013 ; Martin, Dezecache, Dokic & Grèzes, en révision; Martin, Dezecache, Pressnitzer, Nuss, Dokic, Bruno, Pacherie & Franck, en soumission ; Martin & Dokic, 2013 ; Martin, Kösem & van Wassenhove, en soumission ; Martin & Le Corre, sous presse ; Martin & Pacherie, 2013).

Sur le plan expérimental, mes collaborateurs et moi-même avons utilisé un phénomène perceptif connu sous le nom d’hystérèse pour étudier la manière dont le système auditif priorise certaines émotions vocales en comparaison de certains sons émotionnellement neutres. Nous nous sommes également servis de l’hystérèse pour tester notre hypothèse d’après laquelle les individus atteints de schizophrénie présenteraient des biais de persistance sensorielle. Enfin, nous avons utilisé l’hystérèse pour étudier la perception du temps dans un contexte dynamique.


Sur le plan théorique, je me suis interrogé, avec mes collaborateurs, sur la manière dont la métacognition pouvait apporter un éclairage nouveau sur certains débats présents au sein des sciences cognitives et de la philosophie de l’esprit : hallucinations, perception des absences, pénétrabilité cognitive et substitution sensorielle. Nous avons également proposé des modèles psychologiques de certains symptômes présents dans la schizophrénie (thought insertion et experiences of activity).


Mes recherches actuelles portent en grande partie sur l’hypnose que j’étudie essentiellement au moyen de la psychologie cognitive et de la psychophysique. Problématique : si l’hypnose peut-être considérée comme un état modifié de conscience, il s’agit de déterminer précisément le niveau de conscience qui est altéré par celle-ci; à savoir, les niveaux de premier ordre (comme les états perceptifs) ou les niveaux de second ordre (comme les « états » métacognitifs). Je vais également étudier la relation entre l’hypnose et la perception du temps. Enfin, je vais me servir de l’hypnose pour tester les modèles que j’ai développé concernant certains symptômes de la schizophrénie.

 

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