Institut Jean Nicod

Accueil du site > Membres > Archives > 2012-2013 > Postdoctorants > ARAUJO Ana Leda > Présentation



Présentation

Email

ARAUJO Ana Leda

Présentation

Je suis professeur de philosophie à l’Universidade Federal da Paraíba – Brésil.

Diplômée en philosophie (Licence et Master), j’ai obtenu mon doctorat en philosophie à l’Université de Québec à Trois-Rivières, sous la direction de Daniel Vanderveken et co-direction de André Leclerc. L’objectif de ma thèse a été de discuter de la problématique de la pertinence pragmatique à partir des idées de H. Paul Grice (1975) - principe de coopération et maximes conversationnelles -, et de présenter une définition de la notion de pertinence (relevance) dans la pragmatique en général, notamment en théorie de la conversation.

Actuellement, je suis post-doctorante à l’Institut Jean-Nicod (du 1er octobre 2012 au 30 septembre 2013) au sein du projet Contexte, Perspective et Relativité (CPR) dirigé par François Recanati. Dans mon projet je propose d’utiliser la logique de la pertinence pour traiter formellement la notion de pertinence - leurs degrés de pertinence et sa généralisation a tous les types d’actes de discours - afin de rendre compte du problème de la pertinence des énoncés et des actes illocutoires relativement aux buts (linguistiques ou non) des interlocuteurs dans une conversation. Comme on le sait, les maximes de Grice ne tiennent compte que des énonciations assertives ; elles ne formulent pas des principes généraux pour l’analyse de la signification non littérale. Vanderveken (1990) a formulé, à partir de la logique illocutoire, des principes généraux pour traiter adéquatement du phénomène de la signification non littérale. Dans sa pragmatique des actes de discours il y a une généralisation des maximes de quantité et de qualité de Grice, mais il manque une généralisation de la maxime de pertinence. Notre idée est d’utiliser la logique de la pertinence comme un outil dans l’analyse de plusieurs jugements de pertinence parce qu’elle donne au connectif « si ... alors... » une autre signification que celle de la logique classique si bien que des formules connues comme les « paradoxes » de l’implication matérielle classique ne sont plus valides. Étant donné que les logiciens de la pertinence cherchent à capturer la relation de pertinence entre A et B qui existe dans de nombreux usages de “Si A alors B” (une implication est pertinente quand l’antécédent suffit pertinemment au conséquent), nous croyons que la logique pertinente est, à l’exemple des logiques intuitionnistes, effectivement plus proche du langage commun que toute autre logique dont nous disposons. Ainsi, nous prenons en considération des progrès décisifs réalisés depuis les années 1990 concernant les sémantiques proches de celles développées en logique modale, comme par exemple, la sémantique proposée par G. Priest et R. Sylvan (1992) qu’utilise des outils conceptuels de la sémantique des mondes possibles, comme relation binaire d’accessibilité (pour capturer les différents sens de l’opérateur unaire “nécessairement”), et la relation d’accessibilité ternaire (pour capturer les différents sens du conditionnel pertinent qui est un connecteur binaire). Car c’est ce genre de sémantique que permet de rendre la compréhension plus facile.

DOMAINES DE SPÉCIALISATION

Philosophie des sciences, Philosophie Analytique, Philosophie du langage, Epistémologie. 

 INTÉRETS DE RECHERCHE :

Philosophie du langage, Philosophie de l’esprit, Philosophie de l’action, Sciences cognitives, Théorie des actes de discours, Logique illocutoire, Sémantique formelle des langues naturelles et Fondements de la pragmatique formelle du discours, Logique modale classique, Logique de la pertinence, Logique intuitionniste, Logique paraconsistante.

 


EHESSCNRSENS