Les sciences
de l'homme et de la société confèrent aux
représentations individuelles et collectives un rôle
explicatif original qui n'a pas son équivalent dans les
sciences de la nature. Quelle différence en résulte-t-il
entre les explications dans les sciences de l'homme et de la
société et dans les sciences de la nature? Comment
les premières s'articulent-elles sur les secondes?
Les
chercheurs
regroupés au sein de l'Institut Jean Nicod (UMR
8129) travaillent tous à l'interface entre les sciences
cognitives et les sciences humaines et sociales. Le
noyau de l'équipe est constitué par neuf chercheurs
CNRS, neuf enseignants-chercheurs, et trois post-doctorants, auxquels
s'ajoutent les doctorants. Dix d'entre eux étaient
membres du CREA
(UMR 7656), qu'ils ont quitté à la suite du changement
d'orientation décidé par l'Ecole Polytechnique.
L'Institut Nicod est aujourd'hui sous la tutelle de l'Ecole
Normale Supérieure et de l'Ecole
des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Les disciplines
principalement représentées sont la linguistique
(sémantique et pragmatique), l'anthropologie cognitive,
la philosophie de l'esprit et la science politique.
Quoique la philosophie soit la discipline dominante, les travaux
des chercheurs de ce groupe ne sont pas purement conceptuels,
mais ils ont une dimension empirique, qui va au-delà de
la contribution des autres disciplines représentées
dans l'équipe (anthropologie, linguistique, science politique).
Depuis de nombreuses années, les membres du groupe, y compris
les philosophes, collaborent avec des spécialistes de psychologie
cognitive, de psychologie du développement, de neuropsychologie
et de neurosciences cognitives.
On peut regrouper les recherches des membres de l'équipe
autour de quatre filières
principales:
Outre ces
quatre filières de recherche, quatre autres thèmes
transversaux et étroitement reliés les uns
aux autres - orientent la recherche de l'équipe.
