Institut Jean Nicod

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Presentation

Parcours philosophique de l’Institut Jean-Nicod


2018-2019

L’Institut Jean Nicod est un centre de recherche en philosophie et en sciences cognitives. Ses membres offrent un ensemble d’enseignements (cours, séminaires) dans les domaines de la philosophie analytique et de la philosophie des sciences cognitives. Ces enseignements sont validables dans le cadre du diplôme de l’ENS, ainsi que dans celui de deux masters : le Master de Philosophie Contemporaine de PSL et le Master de Sciences Cognitives (Cogmaster, co-habilité par l’ENS, l’EHESS et Paris 5).

L’Institut Jean Nicod (UMR 8129, CNRS) est rattaché à l’EHESS et à l’ENS ; au sein de l’ENS, il a pour particularité de dépendre à la fois du département de philosophie et du département d’études cognitives.

 

Cours du Cogmaster

 

[CO1] Introduction à la philosophie de l’esprit

  • Pierre Jacobdirecteur de recherche émérite au CNRS (*) ( IJN )

  • François Le Corre, enseignant-chercheur au DEC

S1, mercredi de 17h à 19h

Le cours sera accompagné d’un TD obligatoire (horaire et salle à venir)

La philosophie de l’esprit a pour mission de clarifier des questions métaphysiques léguées par la psychologie naïve à laquelle souscrivent les êtres humains. Depuis la révolution cognitive des années 1950, la philosophie de l’esprit a été enrichie par la recherche en sciences cognitives. Le cours se compose de deux parties : une partie proprement introductive de 8 séances, au cours de laquelle les séances de philosophie de l’esprit et de philosophie des sciences cognitives alterneront. Puis, une partie plus courte de 4 séances au cours desquelles des intervenants viendront ponctuellement présenter des thèmes de recherche actuels en philosophie de l’esprit.

La compréhension de l’anglais (oral, écrit) est requise pour ce cours.

Calendrier prévisionnel des séances :

1. The mind-body problem

2. The appeal of functionalism

3. The computational theory of mind

4. The modularity of mind

5. Is intentionality the mark of the mental ?

6. Naturalizing intentionality

7. The hard problem of consciousness

8. What does the science of vision tell us about consciousness?

9. Contemporary debates in the philosophy of mind (1)

10. Contemporary debates in the philosophy of mind (2)

11. Contemporary debates in the philosophy of mind (3)

12. Contemporary debates in the philosophy of mind (4)

La validation se fera par l’intermédiaire de travaux réguliers fournis en TD et d’un devoir sur table final

Renseignements : secrétariat du Cogmaster.

Niveau requis : ouvert aux étudiants du master de Sciences cognitives (Cogmaster) ; aux doctorants souhaitant valider des séminaires de master dans le cadre de leur thèse ; aux étudiants extérieurs au Cogmaster (par exemple, mais non exclusivement, des étudiants du Master de Philosophie de PSL), sous réserve de compatibilité avec leur cursus d’origine.

Adresse(s) électronique(s) de contact : mastere(at)cogmaster.net, jacobpiotr11(at)gmail.com, franlecorre(at)gmail.com

 

[CO5] Introduction à la logique

  • Paul Egrédirecteur de recherche au CNRS (TH) ( IJN )

Cet enseignant est référent pour cette UE

S1, Mercredi, 9h30-11h30, salle des Actes (ENS).

Voir calendrier : http://sapience.dec.ens.fr/cogmaster/calendrier/

L’objet de ce cours est de fournir une introduction à la logique contemporaine (logique propositionnelle, logique des prédicats). Le cours vise en outre à montrer l’importance de la logique pour la compréhension des notions de vérité, de preuve, et de conséquence logique. Le cours vise aussi à donner quelques perspectives sur les applications de la logique à la psychologie du raisonnement, à l’étude du langage, et à l’élucidation de questions de nature métaphysique. Le cours ne présuppose pas de connaissances particulières mais amènera les étudiants à se familiariser avec le formalisme.

Validation : 1 devoir maison toutes les deux semaines environ, 1 examen final.

TD : Un TD de 1h30 par semaine, optionnel mais fortement recommandé, est assuré par Louis Rouillé les vendredis matins en complément du cours magistral.

Renseignements : secrétariat du Cogmaster.

Niveau requis : ouvert aux étudiants du master de Sciences cognitives (Cogmaster) ; aux doctorants souhaitant valider des séminaires de master dans le cadre de leur thèse ; aux étudiants extérieurs au Cogmaster, sous réserve de compatibilité avec leur cursus d’origine.

Site web : http://www.cogmaster.net

Adresse(s) électronique(s) de contact : mastere(at)cogmaster.net

 

[CA1] Les nouveaux problèmes corps/esprit

S2, Jeudi, 9h-12h (à confirmer); salle à déterminer

Voir calendrier: http://sapience.dec.ens.fr/cogmaster/calendrier/

Nées dans les années 1950 de la répudiation du behaviorisme, les sciences cognitives se sont longtemps appuyées sur une conception computationnelle et neurocentrique de l’esprit. Selon cette conception, les processus mentaux sont identifiés à des processus cérébraux, lesquels sont identifiés à des processus computationnels. Depuis une bonne quinzaine d’années, les partisans de conceptions rivales baptisées tantôt embodied cognition, tantôt extended mind, font valoir que la conception computationnelle et neurocentrique de la cognition sous-estime gravement la contribution de l’environnement corporel et non corporel du cerveau humain à la résolution des tâches cognitives. Ce cours est consacré à l’examen de ces controverses à la lumière des données expérimentales pertinentes.

Suivi et validation pour le Master : Hebdomadaire semestriel (42 h = 6 ECTS)

Renseignements : secrétariat du Cogmaster.

Niveau requis :
ouvert aux étudiants du master de Sciences cognitives (Cogmaster) ; aux doctorants souhaitant valider des séminaires de master dans le cadre de leur thèse ; aux étudiants extérieurs au Cogmaster, sous réserve de compatibilité avec leur cursus d’origine.

Site web : http://www.cogmaster.net
Adresse(s) électronique(s) de contact : mastere(at)cogmaster.net

 

 

Cours hors Cogmaster:

 

Introduction à la philosophie analytique

  • Pierre Jacob, directeur de recherche émérite au CNRS (*) ( IJN)

  • François Le Corre, enseignant-chercheur au DEC

S1, Mardi, 10-12h. Td fortement recommandé le mardi de 16h à 18h

La philosophie analytique est née de la révolution logique accomplie entre autres par les philosophes Frege et Russell au tout début du vingtième siècle. Elle se caractérise non par des thèses mais par son style argumentatif. L’objectif de ce cours est de présenter quelques-uns des arguments paradigmatiques de cette tradition et d’introduire les concepts et distinctions conceptuelles fondamentales dans les domaines de la philosophie du langage, la philosophie de l’esprit, la philosophie de la connaissance et la philosophie des sciences.

La validation se fera par l’intermédiaire de travaux réguliers fournis en TD et d’un devoir sur table final

La compréhension de l’anglais (écrit) est requise pour ce cours.

Calendrier prévisionnel des séances : 

I. Mind and Language

1. The puzzles of intentionality

2. The Fregean distinction between sense and reference

3. Russell’s theory of definite descriptions

4. Kripke’s theory of rigid designation

II. Science and metaphysics

1. The verificationist theory of meaning

2. Confirmation and refutation

3. Explanation, prediction and understanding

4. Laws of nature and causation

III. Epistemology

1. How to turn true belief into knowledge?

2. The challenges of scepticism

3. What does ‘true’ mean?

4. Perceptual experience and judgment

 

Niveau requis : ouvert aux étudiants du Master de Philosophie de PSL et aux étudiants extérieurs (notamment aux étudiants du Cogmaster)

Adresse(s) électronique(s) de contact : jacobpiotr11(at)gmail.com, franlecorre(at)gmail.com

 

Philosophie du langage et de l’esprit

  • François Recanati, directeur d’études de l’EHESS, directeur de recherche au CNRS (TH) ( IJN )

  • Autres intervenants: Gregory Bochner, Manfred Krifka, François Le Corre

S1-S2

Le cours aura lieu le mercredi de 15h à 17h aux dates suivantes:
 
14/11, 21/11, 28/11
5/12, 12/12, 19/12
9/01, 16/01, 23/01
5/06, 12/06, 19/06, 26/06

Sur le thème Philosophie du langage et de l’esprit, François Recanati fera un cours magistral dont les détails seront précisés ultérieurement (de novembre à janvier). À ce cours s’ajouteront quatre séances (en anglais) assurées par le linguiste Manfred Krifka, directeur d’étude invité à l’EHESS, sur le thème Actes de parole (juin) ; et (sous réserve de confirmation) quelques séances assurées par Grégory Bochner, postdoctorant à l’Institut Jean-Nicod. Les validations seront coordonnées par François Le Corre, enseignant-chercheur à l’École normale supérieure.

Adresse(s) électronique(s) de contact : frecanati(at)gmail.com

 

Esthétique cognitive : émotions, sentiments et valeurs. 3

S1, Mardi de 9 h à 11 h (salle AS1_08, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 24 octobre 2017 au 30 janvier 2018

Ce séminaire prolonge ceux des deux dernières années, mais il peut être suivi indépendamment. Nous y développerons plusieurs thématiques déjà esquissées, qui concernent toutes la nature de l’expérience esthétique. L’expérience esthétique est-elle une forme de perception, d’émotion, ou les deux à la fois ? Révèle-t-elle des valeurs, esthétiques ou non, et si c’est le cas, est-ce au niveau de ce qu’elle présente ou du mode psychologique ou intentionnel dont elle relève ? La thèse que nous explorerons dans le séminaire est que la relation entre l’expérience et les valeurs esthétiques est plus ténue qu’il n’y paraît, et que la nature esthétique de l’expérience en question dépend essentiellement du contexte. Cette thèse, qui rapproche l’expérience esthétique de ce que les psychologues appellent une expérience métacognitive, est conciliable avec le réalisme des valeurs esthétiques. Nous tâcherons de dégager la nature des paramètres contextuels pertinents, en nous demandant s’ils concernent l’individu seulement ou également son environnement social. La relation entre l’expérience esthétique et l’appréhension de soi-même dans le monde naturel et social sera également abordée.

Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Adresse(s) électronique(s) de contact : dokic(at)ehess.fr

 

Introduction à la métaphysique contemporaine

S1, Mercredi de 17 h à 19 h (salle AS1_23, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 8 novembre 2017 au 31 janvier 2018

Ce séminaire s’adresse à la fois aux commençants et à ceux qui veulent approfondir et systématiser leurs connaissances.

Il concerne tous ceux qui, à travers leur travail en sciences humaines, éprouvent le besoin d’une analyse conceptuelle plus poussée des thèmes suivants :

  • Introduction : qu’est-ce que la métaphysique ?
  • Réalisme et nominalisme ;
  • Relations Composition et méréologie ;
  • Temps, instants, événements ;
  • Causalité et causation ;
  • Nécessité et identité ;
  • Essence et essentialisme ;
  • Mondes possibles et contrefactuels ;
  • Présentisme et quadridimensionnalisme.

Adresse(s) électronique(s) de contact : fredericnef(at)yahoo.fr

 

Atelier de philosophie expérimentale

Mardi, salle séminaire du DEC, 14h-16h, S1 & S2

Le but de ce séminaire est d’introduire les étudiants, postdoctorants ou chercheurs intéressés à la philosophie expérimentale (ou "Xphi"), un domaine émergent à l’interface entre la philosophie, la psychologie, et la linguistique. La philosophie expérimentale applique des méthodes empiriques (typiquement des expériences menées par internet) à l’étude de questions ayant un intérêt philosophique, telles que la morale, la perception, le langage, ou le raisonnement scientifique.

Les participants pourront créer et exécuter leurs propres expériences, et recevront des retours sur leurs idées et leurs travaux. L’atelier s’adresse aux étudiants et chercheurs de tous niveaux, de divers domaines, notamment : l’informatique, la philosophie, la psychologie, la linguistique, l’anthropologie, et la sociologie.

Adresse(s) électronique(s) de contact : stricklandbrent(at)ehess.fr

 

La conscience de soi dans tous ses états : corps, action, et perception

S1; Mardi de 9 h 30 à 11 h 30 (Institut Jean-Nicod 29 rue d’Ulm 75005 Paris)

Dans ce séminaire, nous évoquerons le rôle de la première personne ou du soi dans divers phénomènes mentaux, tels que la perception sensorielle, l’expérience corporelle, la mémoire, l’imagination et l’action. Nous nous demanderons si la relation entre ces phénomènes et le soi est intrinsèque ou extrinsèque, et quel type de soi (minimal, substantiel, implicite, explicite, etc.) est en jeu. Nous poserons aussi la question de la nature de la conscience de soi impliquée (introspective, affective, procédurale, etc.). Pour répondre à ces questions, nous porterons une attention particulière aux données des sciences cognitives actuelles. Il s’agit d’un séminaire de recherche ouvert aux étudiants de M2, qui pourront le valider au niveau semestriel (12 séances de 2 h au second semestre).

 

Épistémologie sociale : les passions épistémiques
(crédulité, propagande, désaccords et fausses nouvelles)

S2; Salle et horaires à déterminer

Ce séminaire s’insère dans la recherche contemporaine en épistémologie sociale. Nous essaierons d’examiner avec les outils de ce champ de recherche le rapport entre émotion et vérité dans la gestion et la manipulation des passions épistémiques. L’opinion publique est-elle manipulable ? Par quels mécanismes ? À qui et pourquoi faut-il croire ? Quel est le rôle de l’expertise dans les démocraties ? Quelles sont les formes de propagande propres à la démocratie ? Le séminaire proposera un parcours de lectures de philosophie contemporaine et des classiques de la philosophie du XXe siècle pour illustrer ces questions en présentant en même temps des notions clé de l’épistémologie sociale.Ce séminaire s’insère dans la recherche contemporaine en épistémologie sociale. Nous essaierons d’examiner avec les outils de ce champ de recherche le rapport entre émotion et vérité dans la gestion et la manipulation des passions épistémiques. L’opinion publique est-elle manipulable ? Par quels mécanismes ? À qui et pourquoi faut-il croire ? Quel est le rôle de l’expertise dans les démocraties ? Quelles sont les formes de propagande propres à la démocratie ? Le séminaire proposera un parcours de lectures de philosophie contemporaine et des classiques de la philosophie du XXe siècle pour illustrer ces questions en présentant en même temps des notions clé de l’épistémologie sociale.Ce séminaire s’insère dans la recherche contemporaine en épistémologie sociale. Nous essaierons d’examiner avec les outils de ce champ de recherche le rapport entre émotion et vérité dans la gestion et la manipulation des passions épistémiques. L’opinion publique est-elle manipulable ? Par quels mécanismes ? À qui et pourquoi faut-il croire ? Quel est le rôle de l’expertise dans les démocraties ? Quelles sont les formes de propagande propres à la démocratie ? Le séminaire proposera un parcours de lectures de philosophie contemporaine et des classiques de la philosophie du XXe siècle pour illustrer ces questions en présentant en même temps des notions clé de l’épistémologie sociale.Ce séminaire s’insère dans la recherche contemporaine en épistémologie sociale. Nous essaierons d’examiner avec les outils de ce champ de recherche le rapport entre émotion et vérité dans la gestion et la manipulation des passions épistémiques. L’opinion publique est-elle manipulable ? Par quels mécanismes ? À qui et pourquoi faut-il croire ? Quel est le rôle de l’expertise dans les démocraties ? Quelles sont les formes de propagande propres à la démocratie ? Le séminaire proposera un parcours de lectures de philosophie contemporaine et des classiques de la philosophie du XXe siècle pour illustrer ces questions en présentant en même temps des notions clé de l’épistémologie sociale.

Adresse(s) électronique(s) de contact : gloria.origgi(at)gmail.com

 

Iconicity : What is a picture?

S2, Jeudi de 13 h à 17 h (salle AS1_08, 54 bd Raspail 75006 Paris), les 8 février, 8 et 22 mars, 5 avril, 3, 17 et 31 mai et 14 juin 2018

6 ECTS

Ours is claimed to be a civilization of pictures, and most definitely pictures have profoundly colonized society and our daily lives. Each day billions of pictures are generated, stored, exchanged, published, watched, commented upon, debugged. Communication, propaganda, journalism, but also – increasingly – research and education use pictures as vectors: they are considered not only to be irreplaceable, but they aim at becoming the dominant vehicle for information transmission. Most of what surrounds us was first born and visualized in a picture: from the building you live in, to the furniture in your room, cars, airplanes, smartphones, design is a process that begins in some sort of visualization. Machines and algorithms are developed that can read, interpret and classify pictures (eg. automatically recognize people in photographs).

But what are pictures? Much as we seem to have a robust set of intuitions about what counts as a picture, it has proven exceedingly difficult to convincingly characterize the concept. We are here interested not in what makes a picture a picture of this or that, but in what makes a picture a picture, as opposed to, say, a diagram, or a string of text. We call this the iconicity problem. Philosophers from Wittgenstein to Goodman, art historians like Gombrich, psychologists like Gibson, Kennedy and Cavanagh have explored the theoretical boundaries of the notion of a picture, and the philosophy of pictorial representation is a rich theoretical field. The question of the theoretical characterization of iconicity has become particularly urgent as digital pictures challenge the notion of pictures as paradigm cases of analog representation.

In this seminar we shall tackle the question mainly from the point of view of the interface of pictures and thought. When we look at pictures, we can extract information that is then used in reasoning and linguistic communication. Does this impose constraints on the nature of pictures and of thoughts? How can digital content be extracted from analog structures? We shall study in depth the limit case of maps: are they pictures? What can they tell us about our understanding of pictures?

Renseignements pratiques : this seminar will be held in English. It may be useful to note that the topic of the seminar is not the history or anthropology of pictures, or the uses of pictures, or their impact, or the symbolism associated with them (these are important topics in themselves, but they are not dealt with in the seminar). This is an advanced seminar: some level of technicality is to be expected in the treatment of the topic.

Teaching is structured around reading assignments and class discussion. We shall go over the various chapters of Kulvicki, J., Images. London: Routledge, 2014.

Direction de travaux d’étudiants :

please write to Roberto Casati, providing a short characterization of your background and interests (in either English or French) and of your motivations for attending the seminar.

Grading will be based on class participation, and on a final paper, whose topic will be discussed with the instructor. Final papers can be in English or in French.

For all correspondence, please mention in the subject of your mail: [EHESS Iconicity].

Réception :

sur rendez-vous/by appointment.

Niveau requis :

L3

Adresse(s) électronique(s) de contact : casati(at)ehess.fr

 

 

Iconicity. II

S2, Mardi de 15 h à 17 h (salle AS1_08, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 6 mars 2018 au 19 juin 2018

6 ECTS

In this seminar, we will tackle issues related to the nature of iconicity. Among them are the following:

  1. What makes something a picture? Can any material object act as a picture if it is cognitively processed in the right way? What are the material constraints that an object must answer to count as a picture?
  2. Are there limits to what can be represented in a picture?
  3. Is the notion of a picture a visual notion? Are there non-visual (e.g., auditory or tactile) pictures? Even if there are, is the notion of visual picture somehow more fundamental?
  4. What are the cognitive processes involved in seeing a picture as such? Does the distinction between “seeing as” and “seeing in” correspond to different sets of cognitive processes?
  5. Seeing a picture as such does not involve the same sensorimotor contingencies as those involved in ordinary perception (for instance, what is seen in a picture is not usually sensitive to one’s change of position relative to the picture). But what are the prospects of a sensorimotor or enactive approach to picture perception?
  6. It is often said that what is seen in a picture is not felt as present. What is the notion of presence at stake here? Is there a feeling of non-presence or absence that is specific to pictures?
  7. What is the relationship between pictures and fictions? Are there fictional pictures? Are there pictorial markers of fiction?
  8. What is the epistemic function of pictures? Can we distinguish between, e.g., photography and painting on the basis of the epistemic status of the relevant pictures?
  9. How should we apply the notions of style and narration to pictures? Are some pictures non-linguistic narratives?

In coordination with Roberto Casati’s homonymous seminar, we will have in the Spring 2018 the privilege of hosting six prominent specialists of the philosophy of pictorial representation: Catharine Abell (Manchester), Katerina Bantinaki (Crete), John Kulvicki (Dartmouth College), Achille Varzi (Columbia University), Alberto Voltolini (Turin) and John Zeimbekis (Patras). We shall work towards making the seminar a consensus conference about the question of iconicity.

Niveau requis :

L3.

 Adresse(s) électronique(s) de contact : dokic(at)ehess.fr

 

L’art et la mort : l’immortalité

S2, Mardi de 17 h à 19 h (salle 6, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 6 mars 2018 au 5 juin 2018

Ce séminaire se situe dans le prolongement des séminaires des deux années passées qui portaient sur la mort et qui ont conduit notamment à un examen de l’opéra de Janacek L’affaire Makropoulos à travers des lectures de philosophes (notamment Bernard Williams) qui ont insisté sur le caractère ennuyeux de l’immortalité. L’objet du séminaire de cette année est de systématiser et d’étendre notre enquête sur l’immortalité dans l’art. Nous analyserons en un premier moment le concept même de l’immortalité et ses relations avec le concept de survivance, avant de décliner ses différentes figures, littérales ou figurées à travers des études de cas : l’immortalité physique personnelle (L’affaire Makropoulos, Peter Ibbetson ; the Age of Adaline, L’homme sans âge de F. Coppola), l’immortalité dépersonnalisée et éventuellement panpsychiste (l’absorption de la partie – l’individu par le tout – la nature, p. ex Giono), l’immortalité à travers la descendance (Faulkner), l’immortalité à travers la survivance mémorielle (par exemple : les héros civilisateurs), l’immortalité à travers l’oeuvre (Proust), etc. Nous ferons porter l’analyse sur le mode de représentation esthétique comme tel, quels que soient le style et la forme d’art concernés : romanesque (Peter Ibbetson, de George du Maurier) ; cinématographique (les Ailes du Désir, la version cinéma de Peter Ibbetson, Henry Hathaway 1935),didactique-rhétorique (Les Aventures de Télémaque de Fénelon), tragique, comique, etc. Ce séminaire poursuit deux buts distincts. D’une part ouvrir une série sur la relation entre l’art et la mort, du point de vue du représentable et de l’irreprésentable. D’autre part poursuivre notre enquête philosophique sur le phénomène insaisissable de la mort. La représentation artistique, dont vous voulons par ailleurs analyser les structures, sera donc traitée comme vecteur d’un phénomène plus général.

SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (48 h = 12 ECTS)

Adresse(s) électronique(s) de contact : fredericnef(at)yahoo.fr

 

L’ontologie sociale, des structures aux processus

S2, Mercredi de 17 h à 19 h (salle AS1_23, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 7 mars 2018 au 6 juin2018

Il s’agit d’une part d’un travail théorique sur la nature et la possibilité d’une ontologie sociale, d’autre part de traiter de manière détaillée deux exemples de descriptions ontologiques : le problème de la sécularisation et l’enquête sur les structures de l’entreprise. Xiyin Zhou se consacrera plus spécialement aux processus complexes de "sécularisation", notamment de la société chinoise, dans une optique éventuellement critique. Sophie Berlioz sera chargée de ce qui touche à l’ontologie de l’entreprise dans le cadre du changement social. Frédéric Nef, enfin, traitera des problèmes théoriques non résolus dans les différentes théories de l’ontologie sociale, en insistant sur la place et la nature des processus sociaux. Il amorcera également une recherche sur les liens entre les aspects anthropologiques et éthiques de l’ontologie du social.

SUIVI ET VALIDATION POUR LE MASTER : Hebdomadaire semestriel (48 h = 12 ECTS)

Adresse(s) électronique(s) de contact : fredericnef(at)yahoo.fr

 

Logique et existence

S2 uniquement, hebdomadaire, le mercredi de 15h à 17h en Salle Pasteur (1er étage du pavillon Pasteur — 45 rue d’Ulm)
Prérequis: Avoir une certaine familiarité avec la logique des prédicats, maîtrise de l’anglais.
Mode de validation: Lectures hebdomadaires, présence et participation.

Voici un lien contenant le plan de cours prévisionnel ainsi que deux articles à lire en préparation des 2 premières séances. http://www.netcourrier.com/netc/auth/public.php?login=louis.rouille%40netc.eu&key=HKIZIAVAQOHHFBMJKQKP


Descriptif:
Si Frege a pu réaliser ce que Leibniz avait imaginé, à savoir un «calcul des prédicats», c’est en grande partie du fait de l’invention des quantificateurs logiques («pour tout» et «il existe» en français). Cette invention de la logique moderne est un progrès incontestable, comme en témoigne leur utilisation en mathématiques, en informatique et en linguistique. Pour une belle présentation de cette révolution logique, je conseille la conférence filmée de Graham Priest (mots clé: Frege A Lecture on Gottlob Frege’s Legacy — lien: https://www.youtube.com/watch?v=foITiYYu2bc)

Ce sont les différentes interprétations philosophiques du quantificateur existentiel qui seront l’objet de ce séminaire de recherche. Les débats ontologiques, marqués par l’arrêt kantien à la fin du XVIIIe («L’existence n’est pas une propriété»), reprennent vivement au début du XXe siècle autour de l’interprétation de ce symbole logique qui, précisément, ne définit pas une propriété à la manière des symboles non-logiques (relations, prédicats, fonctions).

Une première partie du cours consistera à poser et discuter les liens entre la logique et l’ontologie; nous suivrons en particulier les arguments de Quine. Puis nous explorerons les logiques dites libres (*free logics*), c’est-à-dire sans engagement ontologique. Enfin, nous lirons les néo-meinongiens (Parsons, 1980, *Non-existent objects*; Zalta, 1983, *Abstract Objects) qui ont rendu logiquement viable la célèbre distinction de Meinong entre l’existence (*Existenz*) et la subsistance (*Bestand*) — Meinong, 1899, «Über Gegenstand Theorie».

La méthodologie de ce séminaire sera fondée sur la logique et la philosophie du langage. Les énoncés qui nous intéresseront le plus sont ceux qui font référence à des personnages de fiction, dont le statut ontologique est notoirement difficile à déterminer. Ce séminaire pourra en outre intéresser les métaphysicien.nes, les philosophes de l’esprit, les philosophes de l’art ainsi que toutes celles et ceux qui voient un problème dans la notion d’existence.

Paul Égré est référent pour cet UE; Louis Rouillé assurera toutes les séances — merci de contacter Louis Rouillé pour toute question pratique et pédagogique

Contact: paulegre(at)gmail.com, louis.rouille(at)gmail.com

 

Croyance, savoir et attributions ordinaires de connaissance (Belief, Knowledge, and how we ascribe them)

  • Paul Egrédirecteur de recherche au CNRS (TH) ( IJN )
  • François Le Corre, enseignant-chercheur au DEC

S2, mercredi 17-19, salle Cavaillès.

Ce cours portera sur l’analyse de la connaissance, de la croyance et de leurs attributions (en épistémologie analytique et en psychologie du développement)

Contact: paulegre(at)gmail.com, franlecorre(at)gmail.com


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